Le Principe d'alimentation du Satélis compressor (K15)Pour améliorer le rendement d’un moteur, il faut augmenter la quantité d’air et d’essence brûlée, l’explosion qui se produit au niveau du cylindre va libérer une plus grande énergie et le moteur à cylindrée équivalente aura un meilleur rendement.
Pour les deux roues, c’est plus la linéarité et la puissance aux bas régimes qui sont recherchées.
Le compresseur apporte la réponse à cette équation.
C’est le moteur qui va entraîner la turbine repère
1 par la biais d’une courroie repère
2. De ce fait, la turbine va pouvoir agir dès les plus bas régimes.
Si le principe est simple, il n’en reste pas moins compliqué à mettre en œuvre.
Peugeot en avait équipé le Jet Force et il l’a sensiblement amélioré sur le Satelis.
L’air devant être comprimé avant de passer dans le cylindre, il passe d’abord par le compresseur repère
3.
L’air comprimé s’échauffe environ à 80-100°c en sortie du compresseur, il doit donc être refroidi d’où un passage par un échangeur air-air repère
4 afin de le ramener à une température de 40-45°c.
C’est ce qui explique la présence de ces écopes sur les flancs arrières des Satelis compressor.
Par rapport au Jet Force, Peugeot a équipé son Satelis d’un ventilateur en plus sur cet échangeur air-air. Ce ventilateur supplémentaire permet au Satelis d’avoir un débit constant, notamment à faible allure.
Enfin, pour avoir un flux d’air régulier et palier aux cycles du mono-cylindre, l’air passe par une chambre de tranquillisassions repère
5 avant d’entrer dans le cylindre par le biais du conduit d’admission repère
6.
A ce moment, l’injecteur pulvérise le carburant et la bougie produisant son étincelle permet au mélange de s’enflammer et de produire une explosion à une pression de 1.9 bar maxi.
Le tout en tenant compte des contraintes extérieures qu'est la capacité d’emport du scooter, le poids qui ne doit pas faire perdre tout le bénéfice du surcroît de couple et de puissance, le silence de fonctionnement.
Enfin il faut aussi couper à un moment donné l’alimentation en air du cylindre, c'est le rôle d’une vanne de décharge qui agit dans deux cas : surpression ou coupure de gaz lors de décélération.
Comme l’alimentation du moteur est en majorité assurée par le compresseur, le moteur est un mono-cylindre à deux soupapes seulement.
La partie arrière du Satelis côté carter de transmission a pris un peu d'embonpoint pour loger les différents éléments, une partie du coffre a également été sacrifiée.
Le Satélis Compressor prend au passage 12.5kg de plus par rapport au Satelis normal.
Autres modifications pour faire face à cette puissance: la courroie a été renforcée, les suspensions arrière ont été durcies, la biellette de liaison châssis/moteur est plus longue
A cylindrée équivalente, le Compressor affiche un rendement de 20CV, soit autant qu'un 250cc ! Mais la législation française impose une puissance maximum de 15CV pour qu’un 125cc soit conduit conformément à la réglementation par un titulaire du permis B . De ce fait Peugeot propose deux versions, un light à 15CV (K15) et un autre non bridé de 20CV.(K20)
Avec un gain de +33%, le Satélis compressor accélère beaucoup plus fort que le 125cc à 4 soupapes, pour un régime de 1000 tr/mn de moins.
Peugeot est le seul constructeur à proposer cette technique.
| serval91 a écrit: |
Voici un graphique représentant les courbes de puissance et de couple des différents moteurs du Sat, Atmo, K15 et K20.
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En rouge les courbes du K20 (2 soupapes). En vert les courbes du K15 (2 soupapes). En bleu les courbes du Sat Atmo (4 soupapes). En noir les courbes du moteur servant de base atmosphérique pour le K (2 soupapes)
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